• Pollution de l'air

    À notre demande, ATMO a mis à notre disposition une mini-station pour mesurer de la qualité de l'air à l'Elsau. Nous l'avons installée rue de l'Unterelsau, dans le jardin d'un habitant, à 160 m de l'A35. Pendant un mois, nous avons mesuré le NO2, et les Particules 10 et 2,5 µg/m3 particulièrement dangereuses pour nos poumons. Voici les résultats :

     

    Pollution de l'air

     

    Le taux de dioxyde d’azote (NO2) ne dépasse pas le seuil maximum horaire (200 microgrammes/m3) même s’il est s’en approche (140 μg/m3). Par contre, le seuil moyen journalier de NO2 (40 μg/m3) est dépassé plusieurs fois notamment le 27 janvier (65 μg/m3). De plus, les valeurs maximales de NO2 dépassent le seuil 28 jours sur 32, atteignant des pics mesurés à plus de 140 μg/m3 les 6 et 7 février.


    Pour les PM10, les moyennes journalières dépassent les seuils (50 μg/m3) 8 jours sur 32 (du 22 au 26 janvier, les 7,8 et 15 février) soit un air non conforme aux normes européennes 1 jour sur 4.


    De plus, l'analyse des données démontre certains jours des taux de particules fines à plus de 500 μg/m3, allant jusqu'à 1500 μg/m3 soit des chiffres proches de ceux observés à Pékin ou en Inde. Néanmoins selon Atmo qui nous avait prévenu que ces machines n'étaient pas précises, il s'agirait d'une défaillance du système de détection concernant le PM 10 et le PM 2,5...

     

    Pollution de l'air


    La moyenne par heure montre qu’il y a également un taux beaucoup trop important de particules de PM10 et de PM2,5 entre 21h et 5h du matin avec des pics la nuit entre 1h et 3h ; cela n’est pas nouveau puisque ces pics nocturnes de particules ont été régulièrement observés partout sur Strasbourg, alors qu’il n’y a pas de trafic sur l’A35.

    La moyenne par heure montre qu’il y a également un taux beaucoup trop important de particules de PM10 et de PM2,5 entre 21h et 5h du matin avec des pics la nuit entre 1h et 3h ; cela n’est pas nouveau puisque ces pics nocturnes de particules ont été régulièrement observés partout sur Strasbourg, alors qu’il n’y a pas de trafic sur l’A35.
    Ces pics sont possiblement dus à un largage plus important de fumées d’origine industrielles, car cela coïncide avec des plaintes récurrentes pour odeurs industrielles la nuit de riverains du port du Rhin. On a même constaté des phénomènes de neiges industrielles à la Robertsau ou au quartier des XV. La pollution industrielle est loin d’avoir disparu à Strasbourg et les émissions industrielles sont sous-estimées, car les industriels bénéficient du régime de l’Auto-surveillance et déclarent eux-mêmes leurs émissions. Cela laisse planer un doute quant aux émissions réelles de l’Industrie, comme le dénonçait récemment, après l’incendie de l’usine Lubrizol, le collectif d’experts Air-Santé-Climat, auquel appartient le docteur Thomas Bourdrel de Strasbourg respire.

    Ces pollutions nocturnes sont peut-être aussi dues à la centrale biomasse (au bois), à l’usine d’incinération des déchets, ou à la centrale de chauffage au fioul de Hautepierre, qui ne sont pas des plus écologiques.

     

    Pollution de l'air valeurs max mesurées

     

    Enfin, les pics de pollution correspondent aux jours où la masse nuageuse agit comme couvercle, gardant au sol l’air plus froid qu’en altitude (du 25 au 27 janvier). Il est donc nécessaire que les institutions anticipent plus sur ces effets météo.
     
    Conclusions :

    - Ces mesures montrent qu’il y a deux sources de pollution : 


    . Une pollution en journée due à l’A35

    . Une forte pollution le soir et la nuit certainement due à l’industrie et aux centrales municipales.

    - Au vu de ces résultats, qui confirment les données globales de la pollution de l'air sur l'Eurométropole et notamment dans certains quartiers fortement exposés comme les riverains de l'A35, la Ville de Strasbourg et l’EMS sont bien en infraction vis-à-vis des recommandations européennes sur la qualité de l’air et il est probable que les citoyens finiront par leur intenter une action en justice.

    
- Les riverains sont très inquiets de ces taux très élevés observés la nuit et exigent des explications, notamment pour exclure une origine industrielle.


    - Dans la mesure du possible, il vaut mieux ouvrir vos fenêtres surtout entre 13 et 18h pour aérer.

    - Nous sommes vraiment étonnés que l'ATMO se soit équipé de stations si peu fiables. L’ATMO nous a répondu "qu'il est difficile de trouver aujourd’hui des équipements multi-polluants relativement simples d’utilisation délivrant des mesures justes" et que "l'un des objectifs de cette action était également de montrer (aux citoyens) les limites et le cadre d’utilisation des mini-stations"...

     

     

    Station ATMO (ref Cairnet 014869001741331) déposée chez un habitant au 134 rue de l’Unterelsau (à 160 m à l’ouest de l’A35 pendant 32 jours (du 20/01/2020 au 20/02/2020).
    Mesures de NO2 toutes les minutes 24h/24, PM10 toutes les 5 minutes 24h/24, PM2,5 toutes les 5 minutes 24h/24. Mesures agrégées “moyennes horaires” sur 24 moyennes de mesures relevées. La valeur maximale enregistrée sur les 24 heures est en jaune à la fin de chaque jour. Les cellules sont en rouge quand le seuil est dépassé. Le NO2 est mesuré en “ppb3” puis corrigé μg/m3 au coefficient 1,912 ; les particules sont mesurées en μg/m3.Dernière précision, ces mesures n'ont pas été parasitées par les émanations venant de cheminées de particuliers, car le quartier de l'Elsau est relié au chauffage de Ville.

     

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